Oct 172014
 

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Est ce que Jésus se désintéresse de l’autorité politique : « Payez puisque vous ne pouvez pas faire autrement ? » Est-ce que cette réponse peut définir la laïcité ? Est-il bon de séparer totalement les problèmes des assemblées élues des convictions religieuses ?
Mais ce qui touche d’une manière ou d’une autre à la dignité de la vie humaine peut-il être décidé par un vote ? Nous ne sommes pas uniquement des électeurs ou des consommateurs ou des payeurs d’impôt. Même si nous ne sommes pas croyants il y a des valeurs de liberté de dignité qui ne dépendent pas du choix d’une majorité. Et si nous sommes croyants nous savons que notre vie a un sens et un avenir qui n’est pas réglé par une décision politique.

Il peut y avoir une perversion grave quand l’Etat sort de son domaine qui est la sécurité les conditions d’une bonne éducation et d’une bonne santé. Comme il peut y avoir une perversion de la religion quand on utilise Dieu pour servir une autorité tyrannique.

Jésus ne partage pas le monde entre Dieu et César. Tout appartient à Dieu. Et il ne faut donner à César que ce qu’il lui faut pour gérer convenablement son petit domaine. Ce n’est pas une constitution politique qui garantit la dignité humaine. L’Etat ne peut se comporter comme s’il était Dieu et Dieu n’a pas à résoudre les crises économiques.
Il y a une loi et une manière d’être humain qui est voulue par Dieu. Cette loi naturelle n’est pas la loi de la nature, qui connaît de nombreuses aberrations… Cette loi naturelle est celle de la nature, humaine image de Dieu. C’est autre chose que ce que nous partageons avec les animaux. Dieu nous le rappelle par les Dix commandements. Dieu nous donne la grâce de trois décisions : sur nous-mêmes afin que nous maitrisions nos pulsions, sur les autres afin qu’il y ait de l’amour, et sur la société afin que nous puissions vivre ensemble.
Agir en politique est nécessaire pour garanti tout cela. Parmi toutes les interventions que nous devons mener en voici deux plus importantes aujourd’hui : la famille : une société qui renonce à définir clairement comment s’enchaînent les générations et ce que doit être l’éducation par un homme et une femme, cette société se détruit elle-même. Et ensuite la sauvegarde de l’identité de la personnalité humaine. L’être humain ne doit pas être instrumentalisé à tous les stades de sa vie. Aucune intention thérapeutique ne peut le justifier.
César ne doit rester que César et Dieu est le maître de tout.

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 19 Octobre