Jan 112013
 

« Nous, petits poissons, qui tenons notre nom de notre « ichthys* » Jésus-Christ, nous naissons dans l’eau et ce n’est qu’en demeurant en elle que nous sommes sauvés ». Tertullien. Traité sur le Baptême I,3

Aux bergers, habitués à la tradition juive et croyant aux créatures célestes, Dieu avait envoyé des anges afin de délivrer le message de la Bonne Nouvelle de la naissance de son Fils. Aux mages, païens, Dieu leur avait envoyé une étoile, signe qu’ils étaient en mesure de reconnaître. Mais maintenant c’est l’Esprit qui atteste de la divinité du Fils en venant reposer sur son humanité. Quel plus beau témoin sera jamais donné que Dieu lui-même.

Avec cette manifestation, cette théophanie, point n’est besoin de lire le reste de l’Evangile, tout est dit : « c’est toi mon Fils bien-aimé en toi j’ai mis tout mon amour ». Dans cette scène nous avons la plénitude de la Révélation qui nous est offerte. Il nous est révélé que Dieu est Père et qu’il est le Père d’un Fils qu’il aime parfaitement et que cet amour est si grand qu’il est lui-même personnel et s’appelle l’Esprit. L’Esprit Saint, troisième personne de la Trinité est la personne qui fait le lien entre le Père et le Fils. Mais tout cela ne peut s’arrêter ainsi.

Le Fils n’est pas venu simplement, si j’ose dire, pour nous révéler qui est Dieu dans la Trinité des personnes. Il est venu nous entraîner avec lui dans cette circumincession d’amour, et par son humanité, comme le dit saint Athanase, il nous porte tous dans son corps. Il va rétablir définitivement, lui l’Adam ultime, les liens entre l’homme et Dieu. Désormais pour avoir part à la vie éternelle, il faut devenir fils à notre tour. Il faut que nous devenions par grâce ce qu’il est par nature. Et cela ne peut se faire qu’à travers le baptême que nous recevons. Par cet acte fondamental qui nous fait entrer dans l’Eglise nous devenons fils à notre tour nous participons de l’Esprit qui reposait sur l’humanité du Fils et qu’Il a bien voulu nous communiquer de la part du Père.

Abbé Alexis de Monts

 *Ichthys : poisson (en grec) : acrostiche qui doit se comprendre ainsi : Ièsous christos théou hyos sôter, Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur.

Lectures dominicales du 13 janvier