Jan 082016
 

« Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’eau et le feu »

Dans la forme ordinaire de la liturgie romaine nous fêtons le baptême du Seigneur alors que dans sa forme ordinaire nous célébrons la Sainte Famille. Mais ces deux fêtes nous rappellent la présence humble au milieu de nous du Verbe qui s’est fait chair, de Dieu qui a pris notre humanité et se manifeste à nous. L’incarnation du Seigneur est le grand mystère de l’humilité de Dieu qui vient par amour partager notre condition humaine et la sauver du péché et de la mort.

Le baptême de Saint Jean Baptiste était un baptême de conversion dont le Christ n’a pas besoin. Mais Il veut au commencement de sa mission à trente ans, montrer le chemin humble qui conduit au Père Tout Puissant et celui-ci manifeste alors publiquement qu’il est son « Fils bien aimé, en qui il trouve sa joie. »

Plus tard Jésus manifestera aussi sa divinité aux noces de Cana, son premier miracle note l’Évangile qui nous dit qu’il « manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui »

Ainsi la liturgie rappelle ces « épiphanies » de Dieu (= manifestations) : Noël, Epiphanie, baptême du Seigneur, noces de Cana. Mais elle nous invite dans la sainte eucharistie dominicale dont nous ne sommes pas dignes à accueillir humblement et avec un très grand respect Celui qui se donne à nous pour nous sanctifier par sa présence réelle.

Puissions-nous en cette année jubilaire de la Miséricorde avoir l’attitude de Saint Jean Baptiste de respect profond et aimant envers le Seigneur qui se donne à nous dans la sainte messe et y aider tous ceux que nous rencontrerons cette année !

Abbé Christian MALCOR, curé

Lectures dominicales du 10 Janvier