Mar 112016
 

Permettez- moi en ce temps de conversion de rappeler quelques points importants pour le témoignage que notre communauté paroissiale peut rendre au Seigneur à travers la liturgie.

– La ponctualité :
On constate depuis un moment qu’à toutes les messes nombre de fidèles arrivent systématiquement en retard. Ils démontrent le peu de politesse et finalement un manque d’amour à l’égard du Seigneur qui obscurcit la louange et l’adoration qu’on lui doit. Ils ne seraient certainement pas en retard pour prendre un train ou un avion ou autre chose…L’amour envers Jésus se refroidirait-il? Le témoignage que l’on veut rendre s’affadirait-il ?

– L’offrande de la quête :
Au-delà de l’indispensable solidarité matérielle, l’offrande de la quête a, par sa place dans la liturgie, une forte dimension spirituelle en écho au sacrifice eucharistique qui est le sacrifice de la croix.
Nous ne devrions jamais participer à la messe en simples spectateurs. L’offrande de la quête signifie aussi celle de notre vie associée au don du Christ. Notre participation à la quête manifeste l’offrande que l’on fait de soi-même à Dieu. Nous y offrons quelque chose qui nous appartient, que nous avons gagné par notre travail, qui représente notre offrande spirituelle au moment de l’Offertoire, c’est-à-dire au moment où le prêtre offre le pain et le vin pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ. C’est à ce moment là que nous sommes invités à nous offrir nous-mêmes, en union avec Jésus Christ, pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde.

C’est le sens liturgique de la quête. La quête n’est pas d’abord une solidarité chrétienne ; c’est d’abord la dignité de pouvoir offrir quelque chose de soi à Dieu.

– La vénération de l’eucharistie :
Durant la messe nous nous nourrissons à la table de la Parole de Dieu et à celle de la communion eucharistique, aussi importantes l’une que l’autre. Et au sommet de ces deux parties de la messe, un geste de vénération s’impose. L’un consiste debout pour l’Evangile à faire un signe de croix sur le front, les lèvres et le cœur pour la liturgie de la Parole ; l’autre à faire une génuflexion ou une profonde inclinaison avant la personne qui communie devant nous et à avoir un grand respect en communiant.

Puissent ces quelques réflexions enflammer nos cœurs d’amour et de joie du Seigneur en cette année de la miséricorde !

Abbé Christian MALCOR, curé

Lectures dominicales du 13 Mars