Jan 282017
 

« Jésus est un homme heureux»

Jésus a dû être un homme heureux. Sans quoi les foules ne l’auraient pas suivi et ses apôtres ne l’auraient pas suivi jusqu’à la mort. Et l’Evangile n’est qu’une Bonne Nouvelle. Il commence par la joie de Noël et finit par de la joie après l’Ascension. Le projet de Dieu est de nous prendre dans son bonheur.

Les « béatitudes » semblent se moquer de nous en proposant le contraire de nos désirs : Posséder beaucoup, argent, pouvoir, savoir, tranquillité, sécurité, pas de souffrance. A moins que ces choses là apportent bien des ennuis. Nous avons vu des gens comblés de tout et qui ont manqué de bonheur.

Quelle est cette « pauvreté » dont parle Jésus ? Ce n’est pas de la misère, de la solitude. C’est plutôt s’oublier soit même. Arrêter de pleurnicher sur nos malheurs. Le pauvre de Jésus ne cherche pas à paraître plus fort ou plus intelligent ou plus malheureux que les autres ; il est la merveille que Dieu n’a pas oubliée !

Ce pauvre est doux mais ce n’est pas un «mou» il s’attaque à la fatalité et à l’insupportable. Les affligés ne sont pas des résignés mais des compatissants qui portent le poids de l’autre. Les justes veulent la justice pour tous. Les cœurs purs ne trichent pas. Les pacifiques ne sont pas désarmés ou impuissants. Les persécutés ne sont pas des moutons qui se laissent tondre.

Jésus a renversé notre manière de vivre. Il a réussi ici et là et ce n’est pas fini. Il a enfoncé dans notre tête des valeurs nouvelles que rien ne pourra enlever. Même si beaucoup n’en tiennent aucun compte. Il y a du bonheur possible même sur terre. Le « Salut » c’est du bonheur : être ensemble avec les autres et en Dieu.

Abbé Georges PÉRIÉ

Lectures dominicales du 22 janvier