Sep 132016
 

Entrée : Dieu nous accueille en sa maison

Refrain:
Dieu nous accueille en sa maison, Dieu nous invite à son festin :
Jour d’allégresse et jour de joie ! Alléluia !

1 – Ô quelle joie quand on m’a dit :
« Approchons-nous de sa maison, dans la cité du Dieu vivant ! »
2 – Jérusalem, réjouis-toi,
Car le Seigneur est avec toi : pour ton bonheur il t’a choisie.
3 – Criez de joie pour notre Dieu,
Chantez pour lui, car il est bon, car éternel est son amour.
4 – Avec Jésus, nous étions morts ;
Avec Jésus, nous revivrons, nous avons part à sa clarté.
5 – Approchons-nous de ce repas
Où Dieu convie tous ses enfants ; mangeons le pain qui donne vie.
6 – « Si tu savais le don de Dieu ».
Si tu croyais en son amour, tu n’aurais plus de peur en toi.
7 – Que Jésus-Christ nous garde tous
Dans l’unité d’un même corps, nous qui mangeons le même pain.
8 – Soyons témoins de son Esprit !
Que disparaisse toute peur ! Montrons au monde notre foi.

Psaume 50

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Communion : Voici le corps et le sang du Seigneur

R. Voici le corps et le sang du Seigneur
La coupe du Salut et le pain de la Vie.
Dieu immortel se donne en nourriture
Pour que nous ayons la vie éternelle.

1. Au moment de passer vers le Père
Le Seigneur prit du pain et du vin
 
Pour que soit accompli le mystère
Qui apaise à jamais notre faim.
2. Dieu se livre lui-même en partage
Par amour pour son peuple affamé.
Il nous comble de son héritage
Afin que nous soyons rassasiés.
3. C´est la foi qui nous fait reconnaître
Dans ce pain et ce vin consacrés,
La présence de Dieu notre Maître,
Le Seigneur Jésus ressuscité.
4. Que nos langues sans cesse proclament
La merveille que Dieu fait pour nous.
Aujourd’hui il allume une flamme,
 
Afin que nous l´aimions jusqu´au bout.

Chant à Marie : Chez nous soyez Reine, nous sommes à vous. Régnez en souveraine Chez nous, Chez nous Soyez la madone qu’on prie à genoux, Qui sourit et pardonne, Chez nous, Chez nous.

Salut, ô Notre-Dame, nous voici devant Vous, pour confier nos âmes à votre cœur si doux.

Vous êtes notre Mère, portez à votre Fils, la fervente prière de vos enfants chéris.

Dites à ceux qui peinent, et souffrent sans savoir, combien lourde est la haine, combien doux est l’espoir.

Soyez pour nous la Reine, de douce charité, et bannissez la haine, de toute la cité.

Éléments de la prédication du dimanche 11 septembre 2016 à Saints-Martin de Porrès & Jean Macias

Remarque : Je juge la vérité ou la fausseté, la beauté ou la laideur, la bonté ou la méchanceté des pensées professées par les gens, et non de leur cœur et de leur vie que seul le Seigneur connaît en vérité et en justice.

Première lecture : Notre foi n’est pas le passage d’une multiplicité de dieux (polythéisme) à l’unicité d’un dieu (hénothéisme -un par rapport deux, etc.- et/ou monothéisme -un seul-, mal compris), mais le passage d’un dieu ou de dieux sur mesure de l’homme, qu’on se représente (les idoles, les idées, les idéaux ), qu’on accepte ou qu’on rejette (athéisme et antithéisme) ou qu’on met partout (panthéisme), et divinité qui n’existe que dans notre imagination, à un « dieu » au-delà et au cœur de toutes les mesures, irreprésentable, qui se présente à nous comme il l’entend, en Moïse et en Jésus (monothéisme, bien compris). Vous percevez, dès lors, qu’il n’y a qu’un monothéisme, celui des juifs et des chrétiens. Les hindous, les bouddhistes, les musulmans et les athées participent au polythéisme, à l’hé­nothéisme, à la même erreur, une idée de dieu qu’on accepte ou qu’on refuse, une idole.

Dès lors, on ne s’offusque pas comme les hindous de l’unité et l’unicité du dieu de Jésus, ou comme les musulmans, de la trinité des personnes qui se vit dans leur unité, l’unité de l’amour en lui-même, ou comme les athées qui refusent une idée de dieu que nous refusons aussi.

Dès lors que l’on a perçu que nous avons notre raison de vivre en lui et que l’on ne bute pas sur une tour­nure d’esprit juridique, on dit que notre bonheur est une récompense, un bien voulu par le dieu de Moïse et que notre malheur est une punition voulue par lui. C’est une façon de parler du mystère des relations entre nous et lui/eux, en Jésus, « vrai homme et vrai Dieu, mort et ressuscité ».

Le psaume 50, le Miserere, développe ce cœur à cœur de la créature avec son créateur et sauveur.

Deuxième lecture : Paul fait cette expérience de la délivrance par le dieu de Moïse connu en Jésus, en lui-même et en son corps qui est notre assemblée depuis sa fondation par Jésus.

L’Évangile. Jésus selon Luc dans les paraboles de la brebis perdue et retrouvée, de la pièce d’argent, per­due et retrouvée, du fils perdu et retrouvé dont nous avons laissé la lecture pour le carême, dit la même chose. Le dieu des juifs et des chrétiens n’est pas une idée, mais quelqu’un avec lequel on se réconcilie.

Parmi les saints de ce jour, je remarque Francisco Bonifacio, prêtre martyr des communistes en 1946 en Croatie et des martyrs de tous les temps et de tous les continents. Tous disent aux empereurs, aux rois, aux présidents, aux califes successeurs d’Abû al-Qâsim Muhammad dit Mahomet, aux chefs d’État de toutes les sortes, qu’ils sont les instruments et les représentants du Dieu qu’on ne peut pas se représenter ni instrumentaliser, mais qui se présente aux uns et aux autres, pour nous servir, dans le messie crucifié pour réconcilier les hommes avec lui et entre eux dans la Jérusalem d’en haut. Il faut que les idéologies et les utopies dont nos sociétés ne peuvent se passer acceptent d’être guéries. Ce fut le cas des empires romains, d’Orient, d’Occident, de certains états dits mo­dernes, avec les concordats. Sinon les chrétiens catholiques sont prêts au martyre ! Nos chefs d’État et nos états ne peuvent être des idoles pour leurs membres. La paix qu’ils promettent, de droite comme de gauche, est éphémère et illusoire. Le veau d’or d’Aaron est illusoire. Le bon usage de l’argent et des biens de ce monde n’est possible que si l’on peut s’en passer au désert, entre la jouissance de ce monde et sa restauration par le messie.

Parmi les actualités de ce jour : Je relève le 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Avec les catholiques des USA, prions pour eux et leurs compatriotes particulièrement meurtris. Par le fait même, prions qu’eux et nous fassions le tri entre les bons et les mauvais usages des valeurs de l’américanisme dont nous partageons les idéaux. Prions pour nos ennemis, Oussama ben Laden, hier, Abu Bakr, aujourd’hui, afin qu’ils fassent appel à la miséricorde et à la justice de notre Seigneur, qui est aussi le leur, même s’ils ne le savent pas.

Prions avec les chrétiens des pays où la fête dite du sacrifice d’Abraham est reconduite officiellement par l’abattage d’animaux, pour que les musulmans découvrent que ces actes sont accomplis, dépassés et rendus inutiles, par la mort et le sacrifice de Jésus.

Prions avec les chrétiens qui participent à la fête de L’Humanité et aux illusions du paradis sur la terre, prions pour eux et pour les autres.

Prions avec les chrétiens qui font fructifier notre patrimoine. Prions pour ceux qui méconnaissent la chris­tianisation des cultures passées. Prions pour que nous christianisions la présente.

Rendons grâce avec nos frères et sœurs qui accueillent les migrants par milliers, pour les centaines de pa­roisses catholiques qui les hébergent.

Remerciements et annonces

Merci à ceux qui remplissent un service dans notre communauté !

Parmi nos quatre messes de la semaine, aux heures habituelles, je remarque : mardi, je prierai avec les handicapés chrétiens qui participent à Lourdes à un pèlerinage présidé par Mgr Michel Aupetit, notre voisin et notre bienfaiteur. Mercredi 14, la fête de la Croix glorieuse, fête commune avec les Églises orientales. En ce jour où le Dalaï Lama participe à un débat aux Bernardins, je prierai pour lui et ces Occidentaux qui méconnaissent notre foi et suivent celui qu’ils appellent l’éveillé, le bouddha. Voir Matthieu Ricard, par exemple.

Jeudi, Notre Dame des Douleurs. Je prierai pour les chrétiens en charge d’éducation. Vous pouvez profi­ter d’une conférence sur ce sujet à la mairie du 17e par François-Xavier Bellamy, en soirée.

Au sujet de dimanche prochain, après notre messe habituelle, je laisse la parole à Gaëlle Kharif.

Vous pouvez encore profiter des pré-projections gratuites du film sur le pape François en vous inscrivant.