Oct 022010
 

Évoquant les saints, la Constitution Lumen gentium du Concile Vatican II les décrit comme ceux « que l’exercice plus éclatant des vertus chrétiennes et les grâces insignes de Dieu recommandent à la pieuse dévotion et à l’imitation des fidèles » et constate que « dans leur vie, Dieu manifeste aux hommes dans une vive lumière sa présence et son visage… En eux, Dieu lui même nous parle, il nous donne un signe de son Royaume. »

Au contact de familles dont les enfants connaissent Anne et s’efforcent de l’imiter, il peut nous arriver de recevoir fugitivement un reflet de cette manifestation de Dieu. Paix, sérénité, joie, amour de Dieu et amour mutuel remplacent alors pour un temps disputes, contrariétés, jalousie, impiété … N’est ce pas pour cela que, cent ans après sa naissance, Anne est toujours présente dans la vie de ceux qui la rencontrent dans la méditation et la prière ?

Toutefois, les amis d’Anne ne peuvent se contenter de ces quelques témoignages émouvants mais trop rares et doivent reprendre le voeu de sa biographe, notre amie Renée de Tryon-Montalembert: qu’à sa suite se lève un peuple d’enfants et d’adultes saints !

C’est dans cet esprit, pour faire mieux connaître Anne, que les associations Enfance et Sainteté et Les Amis d’Anne de Guigné ont souhaité célébrer avec une certaine solennité l’année du centenaire de sa naissance.

Des « Journées Anne de Guigné » seront d’abord organisées au Bon Conseil à Paris les 14 (anniversaire de la mort d’Anne), 15 et 16 janvier 2011. Diverses interventions resitueront Anne dans son environnement humain et spirituel. Le Cardinal Paul Poupard nous a fait l’honneur d’accepter de présider ces Journées et d’être personnellement présent le dimanche 16 janvier.

Le centenaire sera également célébré à Annecy le Vieux, lieu de naissance d’Anne, par une messe célébrée à l’Église Saint Laurent par Mgr Boivineau, évêque d’Annecy, le dimanche 20 à février. Le lendemain, le Père Jacques Marie Guilmard, moine à l’Abbaye de Solesmes, vice-président d’Enfance et Sainteté, présentera Anne au cours d’une conférence prononcée à l’Académie salésienne.

« La jeune Anne de Guigné est morte à l’âge de 11 ans, en 1922. Petite fille au « caractère énergique, où le naturel dominait aux dépens de la grâce », elle se convertit à l’âge de 4 ans dans des circonstances dramatiques. En juillet 1915, le père d’Anne vient d’être tué à la guerre. Voyant sa mère en pleurs, Anne souhaite la consoler. « Anne, lui dit sa mère, si tu veux me consoler, sois bonne ! ». Dès lors, explique le père Guilmard, « l’amour de compassion servit de base à une conversion qui s’épanouit peu à peu en une vie spirituelle à la fois ordinaire (donc imitable par tous) et très profonde (donc exemplaire pour tous)».

A Cannes, la Famille Missionnaire de Notre Dame, qui exerce son ministère auprès des familles, des enfants et des jeunes à la Villa Saint Benoît où Anne a vécu et est morte, organise plusieurs journées en son honneur et un grand rassemblement, en liaison avec le diocèse de Nice, le lundi de Pâques 25 avril, jour anniversaire de sa naissance.

Les membres de la rédaction vous invitent à porter « spirituellement » ce projet des Journées Anne de Guigné réalisé en union avec l’association « Enfance et Sainteté » par la récitation du chapelet.

Association des Amis d’Anne de Guigné